Rasage : un nouveau plan !

L’intersyndicale qui a lancé mardi un appel à la grève a été reçue cette après midi par les directions de la plateforme NDG.
Ces dernières ont quelque peu revue leur position en acceptant d'une part de reprendre le dialogue sur le travail du CHSCT, et d'autre part de décaler l'application éventuelle d'une nouvelle procédure de protection respiratoire à Septembre prochain.

Les CHSCT vont donc pouvoir continuer l'expertise en cours et proposer de nouvelles améliorations de la sécurité et des alternatives sérieuses au rasage systématique des travailleurs.

Toutefois, le principe de faire trancher cette situation par un juge est à l'heure actuelle maintenu. En conséquence le préavis de grève sera suspendu si les travailleurs en sont d'accord.

Un point sur l'action judiciaire

Comme vous le savez la CGT défend les travailleurs sur tous les fronts, c'est pour cela que nous avons entamé des procès contre le groupe afin de faire valoir vos droits :

Habillage/déshabillage : le groupe a encore fait reculer l’échéance de la première audience, cette fois ci en ne rendant pas ses conclusions dans les temps, à notre grande surprise le juge en charge a décidé de radier notre plainte, favorisant ainsi ExxonMobil. Notre avocat a aussitôt saisi le greffe afin de remettre en route notre dossier, mais cela est aussi synonyme de délais rallongés. Toutefois une nouvelle jurisprudence viens d'apparaitre pour ce qui concerne le non paiement des primes pendant les gréves qui va dans le sens de notre action.

Rasage : l'action intersyndicale se poursuit avec une nouvelle rencontre entre les avocats prévue ces jours ci afin de finaliser la stratégie d'attaque. Vendredi la direction annoncera la liste des postes ou le rasage de prés sera exigé ainsi que la date de mise en place de la consigne dans le CPSHE, la CGT prendra ses responsabilité en accord avec les travailleurs concernés pour établir un rapport de force, seul langage que la direction comprend. La CGT réfléchi a une procédure pour rendre abusive la clause de rasage dans les contrats de travail, les salariés concernés par cette clause sont invités a se syndiquer afin d'assurer l'aspect financier de cette probable action.

RTT repris pour maladie : un élu CGT qui a été lésé par la direction suite a des problèmes de santé comparaissait aujourd'hui même au tribunal des prudhommes de Martigues, date de rendu de jugement le 8 Juin !

Si la CGT est obligée d'attaquer au tribunal c'est aussi parce que le rapport de force est défavorable aux travailleurs et à leurs représentants. De plus ces actions juridiques sont extrêmement couteuses (en dizaine de milliers d'euros) et financées uniquement par les cotisations des syndiqués pour le bénéfice de tous les travailleurs. Si vous voulez que la CGT puisse assurer son rôle par ce biais il est urgent que les travailleurs ExxonMobil se syndiquent en masse à la CGT pour que les moyens humains et surtout financiers soient suffisants pour la réalisation de ces actions.

Remise en cause de l'anticipation des postés

Les employeurs du pétrole veulent engager une remise en cause sans précédent de l’anticipation de retraite pour les travailleurs postés de toute la branche. Cette anticipation au départ va jusqu’à quatre ans dans un certain nombre d’entreprises et au niveau conventionnel, jusqu’à cinq ans dans certaines autres entreprises. Dans au moins une entreprise, une anticipation de 18 mois existe pour les salariés à la journée. Cette anticipation de quatre ans a été arrachée grâce aux grandes mobilisations de 2010 dans le pétrole, et actée par l’accord Pénibilité de septembre 2011, que la CGT a signé, gage d’un bon accord. En 2010, Sarkozy et Fillon ont repoussé l’âge de la retraite de deux ans, pour le porter à 62 ans. En 2013, Hollande a allongé de deux ans la durée de cotisations retraite, pour la porter à 43 ans (loi du 20 janvier 2014). Ce recul généralisé a été assorti de la mise en place d’un nouveau « compte personnel de prévention de pénibilité » (C3P), pouvant octroyer, au cas par cas, une anticipation de retraite pouvant atteindre deux ans au maximum.

Le 9 février, l’UFIP a informé les organisations syndicales qu’elle demandait la révision de l’article 1117 de la Convention Collective, intitulé « Mesures de compensation relatives au travail posté ». La nouvelle rédaction propose de diminuer la durée d’anticipation prévue par la Convention collective, pour « faire de la place » au dispositif national du C3P.  L’UFIP a précisé qu’elle souhaitait un accord-cadre au niveau conventionnel, qui serait ensuite décliné dans chacune des entreprises de la branche. Pour justifier cette remise en cause, l’UFIP précise que, dans le nouveau contexte du C3P imposé par la loi, maintenir le régime d’anticipation des postés est une « charge trop lourde ». Précisons ici que, sans accord sur la révision, la loi s’applique (le C3P, avec jusqu’à 2 ans d’anticipation) et se cumule avec la convention collective (jusqu’à 4 ans d’anticipation). Selon nos employeurs, le C3P, qui est une compensation du recul généralisé imposé par Hollande (y compris aux salariés du pétrole), ne pourrait s’appliquer dans notre branche qu’en rognant sur les droits conquis par les postés par des décennies de luttes ! L’UFIP prétend qu’il n’y a pas de conséquence à remplacer anticipation CCNIP ou d’entreprise, par anticipation C3P. Pourtant, un posté en anticipation CCNIP reste, en général, salarié de l’entreprise, continue de cotiser pour sa retraite ou d’avoir accès au comité d’entreprise, alors qu’avec le C3P, on est en préretraite, payé par la Sécurité sociale. Ce n’est évidemment pas la même chose.

La position de la CGT :

LES ÉTUDES MONTRENT QUE LES POSTÉS, ET PLUS PARTICULIÈREMENT LES 3X8 CONTINUS, MEURENT AVANT LES AUTRES SALARIÉS. CETTE ANTICIPATION AU DÉPART N’EST DONC EN RIEN UN PRIVILÈGE, MAIS LA MAIGRE COMPENSATION D’UNE VIE PLUS COURTE.
LE RÉGIME D’ANTICIPATION, CELUI QUI, SELON L’UFIP, DEVIENT UNE « CHARGE TROP LOURDE », EST UNE FRACTION DE LA MASSE SALARIALE QUI EST ELLE-MÊME UNE PART INFIME DES RICHESSES PRODUITES DANS LE PÉTROLE. RAPPELONS QUE LE PÉTROLE EST LA BRANCHE PROFESSIONNELLE OÙ LA PART DES SALAIRES DANS LA VALEUR AJOUTÉE EST LA PLUS FAIBLE, DE L’ORDRE DE QUELQUES POURCENTS. OR CETTE VALEUR EST ENTIÈREMENT PRODUITE PAR LES SALARIÉS, QUI ONT DROIT À UN JUSTE RETOUR SUR CE QU’ILS PRODUISENT ! 


L’UFIP, à l’inverse, tente aujourd’hui ce qui nous paraissait impensable : réduire le droit à l’anticipation des postés pour le remplacer par un dispositif dont personne ne sait s’il survivra à la fin de l’année, en fonction du futur gouvernement ! L’ATTAQUE EST SANS PRÉCÉDENT ! De deux choses l’une : soit la négociation, dont la première date est prévue le 9 mai, se passe à « huis clos » dans les salons parisiens et le recul social sera au rendez-vous. Soit les salariés mettent cette négociation sous contrôle et montrent aux employeurs que la seule direction possible est celle du progrès et de nouvelles garanties.

Toutes et tous en grève le 9 Mai !!!


 

Décryptage de l'accord salarial/NAO 2017/2018

Annoncée  par le direction dans son « Interflash »  du 12 janvier à 18h30, la direction a poursuivi la négociation salariale malgré  son annonce d’appliquer de façon unilatérale un accord faute de signataire; une première chez ExxonMobil malgré les nombreuses demandes de la CGT sur les négociations précédentes !! 

La CGT a bien évidemment accepté de poursuivre cette négociation pour aboutir à une amélioration de l’accord précédent qui, en aucun cas, bénéficiait aux salariés, bien au contraire !! Le fameux slogan du DRH du « GAGNANT/GAGNANT » s’était résumé par du « GAGNANT/PERDANT » à l’issue de la première négociation.

A travers ce document, la CGT va vous décrypter cette négociation salariale qui a aboutie avec surprise à la signature de cet accord par 2 organisations syndicales, CFDT et CFE/CGC, uniquement sur des changements mineures.

  • Dans quel contexte s'est poursuivie cette négociation :

Sur le champ de la négociation du 12 janvier, la CGT a bien expliqué qu’elle était là pour améliorer l’accord : revalorisation de l’AG avec attribution d’une prime pour les efforts consentis par le personnel (accord RTT, Accord Retraite, restructuration au sein du groupe, gestion des conditions de travail dégradées , …).
 La direction a répondu clairement, sans débat possible, qu’elle ne négocierait qu’un lissage de l’AI des K>290.
 Bien évidement, c’est cette même direction qui parle de « dialogue social » avec les « partenaires sociaux ».
 Pour rappel, la CGT est une Organisation Syndicale représentative et élue du personnel et non un « partenaire » de la direction. Nous défendons uniquement l’intérêt des salariés.
 Après une première négociation qui fut un échec pour la direction en imposant le chantage à la prime afin d’aboutir à des accords valides (renégociation grille de quart, plafonnement des salaires, accord RTT), celle-ci a décidé, entre les fêtes, de dissocier les NAO des salaires. 
 Nous avions alors cru comprendre que les 2 accords étaient dissociés : ET BIEN NON !!!
 La direction a réaffirmé le fait que ces 2 accords sont indissociables ( la signature de l’un ne peut se faire sans l’autre) .
  Il n’y a donc que la présentation qui change à l’exception près que la fameuse prime au chantage de 500€ disparait purement et simplement !
 Les 2 organisations syndicales  signataires ont donc accepté de renégocier le temps de travail, la grille de quart, ET LE PLAFONNEMENT DES SALAIRES. 

  • Augmentation générale :
 Malgré les efforts de la CGT de privilégier l’attribution d’une forte AG égalitaire , nous observons une nouvelle fois une régression de l’AG face à l’AI, le niveau de l’AG passant sous celui de l’AI.
 La CGT dénonce également la différence de traitement entre les différentes catégories OETAM et Cadre (-0,2%).
 LA CGT REVENDIQUE ET REVENDIQUERA  TOUJOURS UNE AG ÉGALITAIRE
 Il est évident que l’AG doit être maintenue à un haut niveau pour maintenir un réel pouvoir d’achat pour l’ensemble des catégories de personnel.
 Les salariés en CFC ne bénéficieront que de la seule AG.  Il est donc inconcevable de valider un accord pour 2 ans comprenant une AG susceptible d’être inférieure à l’inflation : L’état prévoit une inflation de 0,8% pour 2017, inflation supérieure à l’ensemble des AG toutes catégories. 
 Pire, l’accord inclus une clause de revoyure si et seulement si l’inflation excède 1,2%. Les organisations signataires acceptent donc le fait de perdre du pouvoir d’achat sur les 2 années à venir.

  • Augmentation individuelle :

L’AI, au cœur du débat de ce 12 janvier pour la CFDT et en partie pour la CFE/CGC, a donc été revue pour arriver au système suivant :
 Selon les OS signataires et la direction, la différence entre « Bon Contributeur - BC » et « Meilleur Contributeur - MC » était bien trop importante pour les salariés au K290 et +. 
 La direction a donc ajouté une différenciation de plus pour cette catégorie en créant les « Très Bon Contributeurs ».
 Par un tour de passe-passe et d’enfumage des Organisations Syndicales signataires, la direction a simplement lissé l’AI attribuée à une minorité de salarié sans augmenter son enveloppe.
  Comme à son habitude, la direction a mis en place un nouveau système en prenant à l’un pour le donner à l’autre sans sortir un sou de sa poche. 
 EN AUCUN CAS CE CHANGEMENT N’AMÉLIORE LE PRÉCÉDENT ACCORD.
 Par contre, accepter de signer l’accord sur ce simple fait valide l’ensemble des mesures désirées par la direction : RENÉGOCIATION GRILLE SALARIALE PAR LE PLAFONNEMENT DES SALAIRES, PERTE RTT,...



  • THÈMES DE NÉGOCIATION 2017 - 2018 

Le vrai enjeu de cette négociation est bien celui là : les thèmes de négociation. Si la direction a recherché des signataires, c’est uniquement dans le but de valider les futures négociations articulées autour de régression sociale pour l’ensemble des salariés :
  •   PLAFONNEMENT DES SALAIRES PAR K : La direction souhaite mettre en place un mini et un maxi par K pour plafonner les salaires privant de fait de réelles augmentations salariales pour tous. Cette volonté imposera également le plafonnement du niveau de retraite pour l’ensemble du personnel. En résumé, c’est JACKPOT pour la direction mais surtout pour ses actionnaires !!!
  •   RENÉGOCIATION TEMPS DE TRAVAIL - RTT. Sur ce thème, il est clair que les salariés postés doivent se préparer à se mobiliser, tout comme pour la question du  plafonnement des salaires pour empêcher la direction de dégrader les conditions de travail des salariés par une augmentation du temps de travail. La direction n’attend qu’une chose : FILLON au pouvoir pour abolir les RTT  et faire travailler plus les salariés « postés » mais également de jour.
  •   GARANTIES CADRES
La proposition de la CGT concernant la garantie des cadres passe par l’attribution de l'AG de façon égalitaire pour l’ensemble des catégories de personnel Y COMPRIS LES CADRES.
 Malheureusement la direction a refusé catégoriquement cette revendication.
 Ce qui a surpris la CGT concernant cette poursuite de négociation, c’est la position de la CFE/CGC qui a clairement revendiquée une garantie pour les cadres d’une AG de 2,5% sur la période de 3 ans, garantie équivalente à l’AG des salariés OETAM.
 La CGT soutenait et soutient cette demande car la différenciation entre OETAM et Cadres s’accentue chaque année.
 Ce qui est incompréhensible, c’est la signature de la CFE/CGC malgré le refus de la direction a satisfaire cette demande. Seul 75% des cadres auront une augmentation GLOBALE de 1% à minima garantie !!

  • INTÉGRATION PRIME JRTT  
 La politique de la CGT a toujours été d’intégrer les primes dans le salaire de base pour que celles-ci soient définitivement acquises pour les salariés. Mais il ne faut pas être aveugle sur l’intérêt que peut avoir la direction a procéder ainsi.  Dans ce cas précis de la prime JRTT, la direction souhaite purement et simplement effacer son engagement envers les salariés lors de la négociation RTT. Pour obtenir une nouvelle fois la signature de certaines Organisations Syndicales, la direction s’était  engagée à redonner les 3 jours RTT transformés en prime JRTT à la fin de validité de l’accord si la société dégagerait des bénéfices.  Comme par hasard, nous rencontrons cette situation aujourd’hui mais l’intention de la direction fut tout autre puisqu’elle a obtenu la disparition définitive des 3 RTT par son intégration dans le salaire de base sans renégociation et consultation des salariés. La CGT peut comprendre le souhait des salariés a intégrer ces 3 RTT dans le salaire de base vu le contexte politique aujourd’hui en France, mais nous considérons que le travail doit être partagé et cela passe par une réduction du temps de travail. 

A ce jour, la CGT revendique la baisse du temps de travail par le passage aux 32h hebdomadaires (4 jours /semaine).

 Pour résumer, en aucun cas, nous pouvons constater dans cet accord le fameux « GAGNANT/GAGNANT » , bien au contraire, l’avenir prévoit une nouvelle fois un dictat de la part de la direction sur nos acquis sociaux que ce soit financièrement ou concernant nos conditions de travail. Il est également plus qu’inquiétant de constater une revirement total de la part de 2 Organisations Syndicales sur un tel accord (qui n’a pas évolué mais juste remanié à la marge).  Que s’est-il passé pendant les fêtes ??? Cela nous interroge !!  NOUS LAISSONS LES SALARIES  INTERPELLER CES OS POUR AVOIR DES RÉPONSES !!!

CEPENDANT , LA CGT APPELLENT L’ENSEMBLE DES SALARIES A SE DÉTERMINER SUR LA NÉCESSITE DE METTRE EN ŒUVRE UN RÉEL RAPPORT DE FORCE. A TITRE D’EXEMPLE: A FOS, LA CGT A DÉPOSÉ UN PRÉAVIS DE GRÉVE POUR LE 23 JANVIER PROCHAIN, 

Point sur la négociation

A cette heure (15h30) la direction propose uniquement une nouvelle répartition de L'AI des k290+ en prenant à Paul pour donner à Jacques !
Par contre elle a bien précisé que les deux accords doivent être signés pour être valides. Les accords sont liés entre eux et ne sont donc pas indépendants comme cela est expliqué sur le terrain par les hiérarchies.

Nouvelle précision :
Pour 2017 pour les K290+ AI des BC 0,9% des MC 2,4%
Pour 2018 pour les K290+ AI des BC 0,7% des TBC 1,2% et des MC 2,4%

Pas de clause filet supplémentaire et pas de prime et c'est la position ultime de la direction. Elle demande maintenant aux OS de se positionner sur leur signature.

CFDT signataire
CFE/CGC signataires
CGT non signataires
FO non signataires

C'est parti

La direction se félicite du dialogue social à la française. Elle explique que sa proposition ultime ne bougera pas mais qu'elle est prête à discuter de la différenciation entre BC et MC.
La direction propose de créer un nouveau palier de notation entre BC et MC mais uniquement pour 2018.
Pour la CGT il faut engager la discution pour tous les sujets.


  • La CGT réclame une AG de 2,7% avec un plancher de 70 € pour toutes les catégories de personnel avec un détachement des sujets RTT et dialogue social de l'augmentation salariales.



  • FO réclame également un détachement des sujets RTT et dialogue social de la négociation salaire. Pour l'intégration de la prime JRTT FO laisse la responsabilité aux signataires de l'accord initial.



  • CFDT veut une discussion sur la répartition de l'enveloppe mais est aussi d'accord pour discuter de tout le reste.



  • CFE/CGC demande une clause filet pour les cadres et une meilleure repartition pour les 290+
La direction reprends la parole après une courte suspension de séance :
Pas d'augmentation de l'enveloppe globale.
La direction veut que les deux textes soient signés. Si une OS signe l'un elle doit signer l'autre !
Les modalités de mise en place de la partie dialogue social sont discutables si les deux accords sont signés  (pour la fin des mandats en 2017 et 2018)

La direction connecte directement l'accord salarial à l'obligation de négocier  (à la baisse) la grille de quart le temps de travail le plafonnement des salaires etc...
Si l'accord est signé la prime JRTT beneficiera de L'AI pour cette année. La clause filet actuelle est jugée suffisante pour la direction.
AI pour les 290+ : 20% de MC 20% de TBC et 60 % de BC

CGT : les collègues de Fos sur mer ont déposé un préavis de grève pour le 23 janvier. De plus il se pourrait fortement que l'IM soit démarré avec du retard 

Pas d'intersyndicale

A la grande surprise de la CGT seule FO à répondu favorablement à la volonté d'agir en intersyndicale comme la majorité des salariés le demande pourtant. En résumé seuls FO et la CGT sont là pour améliorer l'accord salarial et défendre les acquis des travailleurs.

Réouverture de la NAO

Vos délégués sont convoqués jeudi 12 janvier à 13h30 pour poursuivre la négociation salaire/NAO.
La CGT abordera cette négociation avec à volonté de voir L'AG augmentée, l'attribution d'une prime socialisée sans condition et la déconnexion des sujets RTT et dialogue social de l'accord salarial. La CGT à déjà contacté les autres OS afin de leur proposer de se rencontrer avant la réunion.
N'hésitez pas à nous faire part de vos impressions par les canaux habituels

Nouveau rebondissement

Devant l'absence d'OS signataires de l'accord NAO 2017, la direction tente un nouveau coup, elle propose désormais deux accords distincts :

  • Accord salarial avec les dernières dispositions mises sur la table valable pour 2 ans, la réduction du nombre de représentants du personnel aux réunions de négociation (5 vs 8 et 8 vs 10 pour les salariale et NAO), l'application de la loi El Khomry sur la notation des élus et mandatés et la réduction drastique des moyens des coordinateurs syndicaux (quelle OS est visée par cela ?)
Et surtout ATTENTION PIÈGE A CON : l'intégration de la prime JRTT dans le salaire et la reconduction de l'accord RTT sans limite de durée, en clair adieu à nos 3 jours de RTT volés et gravage dans le marbre des JRTT obligatoires pour les postés sur les JN !

  • Accord sur les autres sujets : grille de quarts et SBF, dans ce domaine la direction pense pouvoir faire d'une pierre deux coups en tordant le bras des travailleurs de Fos sur mer et en réduisant le SBF et donc le nombre d'emplois en quarts, qualité de vie au travail, simplification des suppression d'emplois, augmentation du temps de travail, plafonnement des salaires et préparation du nouveau statut cadre et des conditions de cadrification.

Le niveau des augmentations pour les MC est alléchant mais pose de gros problèmes : l'effet de notation opportuniste est exacerbé par la différence d'augmentation entre MC et BC, et dans 80% des équipes de travail les chefs d'équipes vont se retrouver avec des techniciens beaucoup plus augmentés qu'eux et nous savons que la plupart le vivent mal. De plus le niveau des AG est très inférieur au mandat confié par les travailleurs que nous avons pu consulter jusque là (y compris par mailling) même en y ajoutant l'AI des BC le compte n'y est pas !