11H30

L'intervention des salariés de PETROPLUS s'est traduite par la déclaration suivante avant le laisser place à la reprise des négociations :



DECLARATION DE L’INTERSYNDICALE PETROPLUS
Cette déclaration n’est pas liée seulement aux problèmes rencontrés par les salariés du groupe Pétroplus en France mais s’inscrit totalement dans les travaux de cette négociation.

En effet, et il ne faut pas l’oublier, l’un des sujets de cette négociation concerne l’emploi et nous ne pouvons continuer à nous satisfaire de mots quand l’avenir même de notre industrie est menacé.

Le mouvement de fermeture d’unités de distillation a encore accéléré ces dernières années et en 2 ans, nous avons assisté à la fermeture de la Raffinerie des Flandres et l’arrêt de la D9 de Gonfreville par TOTAL, l’arrêt de la partie raffinerie de Berre par Lyondell-basell (ex Shell), la fermeture de la raffinerie de Reichstett par Petroplus (ex Shell).

Tout cela représente une capacité de distillation de plus de 18 millions de tonnes et aucune des quelques raffineries « survivantes » n’a vu son Intake augmenter. Tout a été compensé par l’importation. En 2011, l’importation de produits finis dépassera les 40 millions de tonnes.

Aujourd’hui, Petroplus a l’intention de ne plus produire d’huiles et limiter voir faire disparaître celle des bitumes sur le site de Petit-Couronne tout en reconnaissant que ce n’est pas du tout une question de marché mais de marge de traitement et de coûts des investissements nécessaires.

Nous, les salariés de Petit-Couronne, avons décidé d’utiliser tous les moyens internes et externes pour faire changer les choses. Il en ca de notre avenir industriel.

Nous nous adressons, entre autres, aux responsables politiques français et européens pour faire valoir une égalité de traitement entre la partie raffinée en Europe et la partie importée si celle-ci est produite sans respect des règles sociales, environnementales et sécurité 5PPRT). Il en va de l’avenir des raffineries encore en vie en France comme en Europe.

Nous demandons, à l’ensembles des délégations présentes, tant salariales que patronales, de se positionner sur le sujet de « quelle politique d’importation ». Soit nous agissons et nous avons une chance de sauver le raffinage, soit on ne fait rien et le raffinage et la pétrochimie seront le charbon et la sidérurgie du début du XXIème siècle, c’est -à-dire un souvenir.

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