EXXONMOBIL : RECORD D’INJUSTICE !

La grève du 14 au 16 janvier chez ExxonMobil sur les salaires a été exceptionnelle par son impact sur la production sur les sites industriels du groupe. Il y a eu 70% de postés grévistes dans les raffineries (PJG et Fos), dans les unités de la pétrochimie et de la chimie (Gravenchon et Lillebonne).
Interpelée, la direction refuse de rouvrir les négociations salariales de groupe, sous prétexte qu’elle a trouvé deux « signataires » (la CFE-CGC et la non-représentative CFTC) et que la conjoncture serait « mauvaise ». Par la grève, les salariés ont massivement condamnés ce dialogue social réduit à la recherche du premier « stylo » signataire d’accords.

La consultation des salariés à PJG montre que ceux qui ont fait grève sont convaincus de l’utilité du mouvement social du 14 janvier, et ils ont raison : Ce mouvement s’inscrit dans la durée, il pèse et pèsera sur les rapports sociaux à venir (retraites, salaires, pénibilité, emplois, etc.) chez ExxonMobil et plus largement (UFIP).

• Une forte majorité des salariés consultés coté pétrole PJG estiment peu probable qu’ExxonMobil révisera l’accord scélérat du 6 janvier 2010 sur les salaires et restent attentif sur les futurs négociations, c’est pour cette raison que les OS n’appellent pas à poursuivre le mouvement coté pétrole PJG.
• Pour autant, la direction, notamment chimie, exerce un management par la peur, en faisant constamment planer des menaces sur la pérennité des sites précisément ceux de la pétrochimie et de la chimie, où les charges et les conditions de travail deviennent inhumaines
• Par-dessus le marché, on martèle aux salariés de la chimie qu’ils n’auront pas de Participation cette année, alors qu’un intéressement est envisageable coté pétrole.
ExxonMobil doit revenir à la table des négociations, avec du concret. Nous exigeons de la direction :

•Répondre aux revendications en négociant un avenant à l’accord salarial.

•L’arrêt du management par la peur notamment coté chimie : Des demandes existent, secteur par secteur, pour restaurer des conditions de travail décentes, des embauches doivent permettre de revenir à une véritable politique de pérennisation des sites et non la recherche de rentabilité à n’importe quel prix.

•Un véritable respect des représentants du personnel avec de vraies négociations et non un simulacre qui n’a que pour objectif la destruction des acquits et éloigner les élus des salariés….

•Egalité de traitement : rémunération identique pour les consignations électriques, les prises de gaz etc.…. pour tous et non par secteur ………

LA DIRECTION PERSISTE A REMPLACER DES NEGOCIATIONS EFFICACES PAR DES SIMULACRES DE CELLES-CI, LA CGT APPELLE LES SALARIÉS EMCF ET DE FOS A LA GRÈVE POUR SOUTENIR CES REVENDICATIONS.
AU DELA DES SALAIRES, D’AUTRES BATAILLES SONT PREVISIBLES POUR DEFENDRE NOS ACQUIS. CES BATAILLES NECESSITERONT L’UNITÉ DES SALARIÉS

3 commentaires:

  1. Pffffff Dommage que le Pétrole suivent pas ! Enfin on a l'habitude ! Ils s'énervent vite mais redescendent aussi sec !

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  2. Et la CGT fait profil bas, bizarrement ils sont absent des salles de controles ! Bravos messieurs !

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  3. Bravo collègues de la chimie , vous en avez dans le slip !
    Belle bougie !
    Et oui dommage , nous n'avons pas suivi , à peine 20% de gréviste côté pétrole ...
    Courage à vous
    Certains auraient bien aimé etre avec vous !

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